Fantasia 2025, que mettre sur vos radars (ou non), deuxième partie

Seconde et dernière partie de notre petite revue des films vus à Fantasia 2025, que vous puissiez rajouter quelques films à votre watchlist Letterboxd qui doit déjà en compter une centaine de trop – ou au contraire, en enlever, qui sait !

Rewrite, de Daigo Matsui (photo ci-dessus)

Nouvelle adaptation de la nouvelle La Traversée du temps de Yasutaka Tsutsui, qui a déjà été déclinée en manga, en film d’animation par Mamoru Hosoda, etc. Cette fois-ci en live-action, le film raconte l’histoire de Miyuki, lycéenne sans histoire(s) dont la vie va se retrouver complètement chamboulée par l’arrivée soudaine d’un nouveau dans la classe, Yasuhiko. Mêlant romantisme, science-fiction et nostalgie du temps qui passe, c’est un joli film qui donne aussi envie de découvrir ses autres adaptations.

Foreigner, d’Ava Maria Safai

Pinces papillon j’écris votre nom – © Saarthak Taneja

Une jeune fille iranienne immigre au Canada avec son père et sa grand-mère dans les années 2000, et sa terreur à l’idée de ne pas s’intégrer à son nouvel environnement se transforme bientôt en terreur tout court lorsqu’elle réalise qu’un démon semble la poursuivre. En partie inspiré par Mean Girls (l’original) auquel Ava Maria Safai rajoute une couche pailletée de racisme ordinaire, il y a clairement des bonnes idées (dont celle-ci) dans ce premier long-métrage. Il manque cependant un peu de profondeur et de maîtrise pour en faire un film 100% réussi, mais la réalisatrice est clairement rentrée dans ma liste des carrières à suivre.

Queens of the dead de Tina Romero

Oui, Romero comme dans George A. Romero, qui n’est autre que son père. La fille du célébrissime réalisateur de films de zombies est en effet venue présenter son premier film à Fantasia, qui parle aussi de…zombies. Cette fois, on s’attache à un petit groupe de survivant.e.s dans un club queer tenu par Katy « épouse-moi » O’Brian. Comme dans les films de feu son papa, la figure du zombie n’est qu’un prétexte pour évoquer des enjeux plus profonds, sociétaux, politiques : ici la résistance aux morts-vivants fait écho à la résistance des personnes LGBTQIA+ à nos sociétés qui s’enfoncent dans le conservatisme, et la solidarité, dans le film comme dans la vraie vie, est une question de vie ou de mort. Fort d’un casting extrêmement sympathique et d’un amour débordant pour sa communauté, Queens of the dead est un vrai plaisir, même si l’on voit ici et là des faiblesses de rythme et d’écriture. Tina Romero, tu es certes une nepobaby, mais on t’aime déjà.

Une partie du super cast de Queens of the dead – droits réservés, image fournie par le festival.

Holy Night : Demon Hunters de Lim Dae-Hee

Non ce n’est malheureusement pas la suite de Kpop Demon Hunters dont je vous parlais dans nos coups de coeur de juin, même si celui-ci se passe aussi en Corée et qu’il y a aussi, eh bien, des démons. Dans ce film pas pour les enfants, Don Lee pratique des exorcismes musclés (il dégage littéralement les démons hors du corps humain en leur foutant des gros poings dans la gueule, et c’est très drôle) avec l’aide d’une clairvoyante/exorciste/femme à l’aura mystique (rayez les mentions inutiles) – jouée par Seohyun du groupe de kpop Girls’ Generation – et d’un vidéaste chargé de documenter leurs jobs surnaturels. Hélas, à part les coups de poing qui traversent les dimensions cités plus haut, ce n’est pas très bon, et ça a même quelques relents bien conservateurs.

Bonus courts-métrages

Comme dans la première partie de ce récapitulatif Fantasia 2025, je vous fais part de mes coups de coeurs côté courts-métrages. Premièrement, Whitch, d’Hoku Uchiyama : en descendant de la chambre de sa fille qu’elle vient de mettre au lit, une mère célibataire trouve une vieille femme effrayante dans son salon, qui veut visiblement effectuer un rituel sorcier. Je ne vous en dis pas plus, ça dure 5 minutes, c’est simple, efficace et drôle. Si vous le trouvez quelque part, ne ratez pas non plus More Pain More Gain de Yusgunawan Marto, qui pousse à l’extrême (littéralement) la compétition toxique qu’il peut régner entre hommes dans les salles de gym. 11 minutes gore et hilarantes. À l’année prochaine Fantasia !

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