Étrange Festival 2018 : Nos attentes (1/3)

Étrange Festival 2018 Cinématraque

On a un peu délaissé l’Étrange Festival ces dernières années et c’est bien dommage. On a décidé de ne pas louper le coche aujourd’hui en envoyant deux de nos fidèles rédacteurs, Captain Jim et Gaël. La veille du début des festivités, ils nous livrent leurs attentes.

  • Anna and the apocalypse de John McPhail (Angleterre)

Belle entrée en matière et elle réjouit autant Captain Jim, amateur de comédie musicale ; que Gaël le grand défenseur des zombies. On ne s’attend pas, bien sûr, à un chef d’œuvre. Mais au vu de la bande-annonce, on s’attend à bien profiter du coup de folie qui anime traditionnellement les salles de l’Étrange Festival. John McPhail s’aventure pour la première fois dans l’horreur tendance « Shawn of the Dead », en adaptant le court métrage Zombie Musical du youtubeur Ryan McHenry, lui-même célèbre chez les geeks pour ses montages vidéos avec Ryan Gosling.

  • Coincoin et les z’inhumains de Bruno Dumont (France)

 

Si à la veille du IIIe millénaire on nous avait dit qu’on verrait le réalisateur de La Vie de Jésus et de L’Humanité débarquer au festival le plus barré de la métropole, on aurait bien rigolé. Et pourtant en 2018 une œuvre du très auteurisant, chouchou des Cahiers du Cinéma, sera projetée à l’Étrange. Depuis Bruno Dumont a reçu les lettres de noblesse de la comédie avec P’tit Quinquin, petit bijou sériel devenu culte dans la rédaction. C’est la suite de P’tit Quinquin qui est aujourd’hui présentée au Forum des Images. Ceux qui ont eu la chance de le découvrir cet été nous l’ont dit : Coincoin et les z’inhumains était destiné a finir à l’Étrange Festival. Bruno Dumont ne le cache pas, cette œuvre est tout entière sous le patronage du maître John Carpenter.

  • The Nightshifter de Dennison Ramalho (Brésil)

Depuis quelques années, il y a quelque chose qui se passe avec le cinéma latino-américain, et notamment au Brésil. Ici, on défend Kleber Mendonça Filho depuis sa première œuvre (Les Bruits de Récife, Aquarius) et on attend avec fébrilité son film de science-fiction. On a également salué Les Bonnes Manières de Juliana Rojas et Marco Dutra, qui n’hésitaient pas à se jouer des genres et se confrontaient au fantastique. On a même profité du Ciné Latino, en mars dernier, pour nous taper une série z brésilienne centrée sur le cannibalisme chez les élites du pays. Le Club des Cannibales était un gros nanar, mais ça juge de notre attachement à cette partie du globe et à ses différents cinémas. C’est donc avec un certain plaisir qu’on attend The Nightshifter de Dennison ramalho. Le réalisateur n’est pas un inconnu du festival puisqu’il avait obtenu le Grand Prix en 1998 avec Nocturnu. Il a depuis rejoint la team de l’Anthologie ABC of Death (volume 2). Si la bande-annonce promet un film bien glauque, il ne faudrait pas prendre à la légère les rumeurs qui voient en lui le nouveau Peter Jackson ou Sam Raimi.

  • May The Devil take you de Timo Tjahjanto, (Indonésien)

À propos de Sam Raimi, c’est également là où se situent les références de Tim Tjahjanto, cinéaste indonésien que les amateurs de l’horreur connaissent surtout pour être l’une des deux têtes de l’entité Mo Brothers (Macabre). Nos amis de East Asia ne tarissent pas d’éloges sur ce duo de réalisateurs trop rare dans nos régions. On profite donc de l’Étrange Festival pour rattraper nos lacunes. On retrouve dans May The Devil Take You, Ray Sahetapy. Nous avions déjà vu cet acteur dans The Raid.

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