In my Room : look on the bright side of life

Entre Problemos, La Nuit à dévorée le monde, Dans la brume et In my Room, l’Europe se prend à imaginer le pire : la disparition de l’humanité, laissant les quelques survivants livrés à eux-mêmes. Chacun cherchant à la mettre en scène à sa façon : avec humour pour Éric Judor, d’une façon paranoïaque et horrifique pour Dominique Rocher, spectaculaire pour Daniel Roby, sous forme de comédie romantique intimiste pour Ulrich Köhler. Une chose est sûre pour ces cinéastes, la fin du monde est proche et il y a tellement de raisons de le penser qu’il est inutile d’en fournir une.

Heureusement, c’est la fin du monde

Armin (Hans Low) est JRI, mais il traverse une mauvaise passe, tout va de travers dans sa vie, il n’est même plus capable de faire correctement son taf’, on découvre notre héros à travers sa plus grosse bourde : au lieu de filmer des interviews d’hommes et femmes politiques, il inverse le bouton play et off de la caméra. Résultat, il livre un chaos visuel à la chaine et se fait engueuler par son supérieur. Avec les filles, ce n’est pas mieux et sa grand-mère rend l’âme dans la nuit. Heureusement, c’est la fin du monde. En se réveillant, il découvre que tout le monde est mort ou a disparu, il se retrouve seul au monde. Si le film ne révolutionne pas grand-chose, il y a quelque chose de réjouissant à suivre l’évolution d’un homme incapable de s’adapter dans le monde actuel, mais qui se montre inventif et attentif dès lors que les contraintes du monde moderne ont été détruites. Il y a dans In my Room un côté Alexandre le bienheureux (Yves Robert, 1968) qui fait plaisir à voir, un optimisme face aux ressources de l’Homme à s’en sortir quoi qu’il se passe qui est aussi bienvenu. Et puis, on s’en doute assez vite, Armin n’est pas le seul survivant, une mauvaise chute de cheval va lui donner l’opportunité de se faire soigner par une jeune femme. Kirsi (Elena Radonicich) est aussi belle qu’ultra indépendante mais se révèle bien moins égoïste que lui. Ensemble, ils vont tenter de s’entendre, puis s’aimer et se quitter. In my Room est un joli petit film qu’on a hâte de voir sortir bientôt en salle.

In My Room d’Ulrich Köhler avec Hans Low et Elena Radonicich. Sortie prochainement.

Après un parcours scolaire chaotique et pas mal de soirées vidéo bis, je me réfugie à l'université pour y faire grève et bouffer du film. Je m'y passionne pour la critique et l'écriture de scénario. Depuis, je m'efforce de trouver du boulot là où il est question de ciné. Après La Cinémathèque Française et UniversCiné et des collaborations aux Fiches du Cinéma et Culturopoing, je pris goût à l'ivresse du pouvoir, en 2012, en co-fondant Cinématraque. Je collabore également à La 7e Obsession.

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