Les 5 raisons pour lesquelles The Green Inferno doit sortir en salles

Nos notes

Eli Roth avait du mal à cacher son enthousiasme (et son taux d’alcool dans le sang, aussi) lors de la première présentation française de son Cannibal Holocaust à lui, The Green Inferno, proposé en séance de minuit au Festival de Deauville.

Il faut dire qu’avec ce film il accumule depuis une année maintenant les rendez-vous manqués…

D’abord prévu pour sortir en 2014 dans les salles obscures, le film a vu sa sortie repoussée, puis annulée, puis transférée à un autre support, celui de la VOD, ce que son réalisateur regrettait ouvertement à la présentation deauvillaise : « les salles de cinéma doivent accueillir le gore ! ». Après visionnage, comme on le comprend ! The Green Inferno est un pur plaisir de cinéphile accro aux séries Z.

Top 5 des raisons pour lesquelles, à notre sens, ce film DOIT sortir en salles.

1- L’ambiance gore

L’expérience du film gore dans les salles obscures, c’est une sensation extraordinaire. Plus second degré que dans son précédent dyptique morbide Hostel, Eli Roth souhaite renouer via The Green Inferno avec la chouette tradition du film extrêmement gore qui s’annule par le biais d’un humour très primaire.

Aussi, il règne dans la salle de cinéma cette ambiance si singulière, où ceux qui ont peur se voient réconfortés par ceux qui en rient, et ceux qui crient affolent les plus hardis. Une sorte de travail de groupe, une expérience unique par séance.

2- La délicieuse sensation qu’on va gerber

Si Eli Roth nous a montré quelque chose avec ses deux films présentés à Deauville, mais également avec les précédents, c’est qu’il maîtrise parfaitement ses débuts de film, et joue avec les ruptures rythmique pour ajouter au malaise. Ainsi, dans The Green Inferno, passée la première demi-heure où l’on ne fait qu’attendre l’horreur devant des scènes très peu intéressantes, c’est très brusquement, en 1 minute max, que l’on passe de la tranquillité à la dame qui coupe la langue du monsieur puis la mange.

Changement très brusque de tonalité qui ajoute au dégueulasse de la scène qui s’éternise (on mange ses yeux, sa bouche, puis ses jambes et ses bras, ensuite). L’on surprend son voisin endiguant à coups de glotte son renvoi de moules-frites, et à son tour on sent poindre tout en bas de l’œsophage le jambon-beurre à 8 euros (spécialité de Deauville).

3- La formidable envie de zigouiller des gens bien

Une autre constante du travail d’Eli Roth, c’est de s’amuser à nous faire détester des personnages auxquels on aurait pu bien aimer vouloir ressembler. Des étudiants qui partent faire la fête d’Hostel à l’architecte bon père de famille de Knock Knock (notre critique), ce sont des gens comme vous et moi, même parfois un peu mieux, qu’Eli Roth souhaite filmer.

Ici, des activistes, impliqués dans le sauvetage d’une tribu d’Amazonie, que l’on se plaît à détester dès les premières minutes. Trop parfaits, trop beaux, trop tout. Ce que l’on veut, c’est qu’ils se fassent arracher les yeux. C’est une formidable sensation que de se muer en wannabe serial killer le temps d’un film.

4- L’absence totale de morale

The Green Inferno joue sur des peurs idiotes, infondées et racistes. En l’occurrence, la peur de l’inconnu, de l’étranger, ici cannibale. Et sans pitié. Et vraiment taré. S’attaquant en plus à ceux qui sont venus les sauver de la déforestation, qui ne tardent pas à espérer le retour des bulldozers. Le film met chacun face à ses contradictions jusqu’à son final, comme d’habitude chez Eli Roth, assez malsain et troublant.

De morale ne venez pas chercher, elle n’est s’il y en a une, pas très belle à voir.

5- Redonner le goût du cinéma d’horreur aux déçus de James Wan

Nombreux sont celles et ceux qui déplorent la mainmise des simili-James Wan sur le cinéma horrifique, désormais simple avalanche de jumpscares, train-fantôme qui provoque plus le sursaut que la réelle peur, celle qui peut provoquer toute une palette de réactions allant du rire au vomi.

Il existe une autre forme d’horreur, le gore, dont Eli Roth ferait un bien beau porte drapeau. Drapeau couleur sang, évidemment.


Bouteille à la mer

Pour conclure, sait-on jamais, si ici on vous a convaincu, n’hésitez pas à tweetter au bouton ci-dessous combien vous aimeriez voir le film en salles. Qui sait, un distributeur salutaire tombera peut-être sur vos Tweets !

The Green Inferno, d’Eli Roth avec Lorenza Izzo – Prochainement en VOD

Verdict ?

(Dzibz n’étant pas mon vrai prénom)
Red’chef ici, extrêmement sévère avec les autres, mais pas du tout avec moi, hashtag YOLO.

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