Everyone’s Going to Die, Roméo et Juliette ne doivent pas mourir

Nos notes

Difficile de savoir à quoi s’attendre en allant voir un film titré Everyone’s Going to Die, du moins si ce n’est pas le dernier bébé de Winding Refn ou un polar asiatique. Que nenni, il s’agit ici du premier film d’un duo de réalisateurs anglais venus de la pub et des clips, regroupés sous le nom passe-partout de Jones. Passe-partout également (NDLR : c’est atroce de ne plus pouvoir utiliser ce mot sans penser à Fort Boyard), le pitch : la rencontre au bon endroit, au bon moment, entre deux êtres un peu paumés.

Heureusement, Everyone’s Going to Die se situe du bon côté de la barrière, celui où même avec une idée de départ banale, des réalisateurs avec visiblement un minimum de talent arrivent à faire un film frais. On tombe sous le charme des deux gentils losers qu’ils nous présentent avec des touches d’humour désespéré so british parfaites – mais comme dirait ma mère, si on faisait la même chose dans un film français on aurait simplement envie de se pendre.

La seule limite d’Everyone’s Going to Die est finalement de trop atteindre son but. Présenté au festival South by Southwest, le spot cinéphile indé branchouille du Texas, le film avait tout pour séduire ce public : le héros a l’air de sortir de Reservoir Dogs sponsorisé par The Kooples, l’héroïne est bizarre-mignonne dans ses fringues trouvées en friperie berlinoise et la bande originale, qui comporte d’ailleurs des chansons de l’actrice principale, est pop-folk sucrée juste comme il faut.

Cela étant posé, Everyone’s Going to Die a ce grand mérite de te faire sortir avec le sourire (ou alors c’était les canapés en cuir de la salle de projo). Il ne sent pas l’été parce que l’action se passe en Angleterre où il fait globalement moche, mais peu importe, c’est quand même la summer romance dont on aurait tort de se priver.

Everyone’s Going to Die, Jones, avec Nora Tschirner, Rob Knighton, Kellie Shirley, Grande-Bretagne, 1h23.

Verdict ?

Fière représentante de Cinématraque à Montréal.

Je vous ai déjà parlé de Ryan Gosling ?

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