TRUMAN. Deux potes.

Nos notes

En voyant le titre du film pour la première fois, je me suis imaginé un énième biopic sur l’auteur de Breakfast at Tiffany’s. Et bien pas du tout, me détrompa rapidement le synopsis du film, Truman est le nom d’un chien. Truman Cabot donc. (Promis j’arrête). Plus précisément c’est le chien de Julian, en phase terminale d’un cancer qu’il ne cherche plus à guérir. Alors que ses jours sont comptés, son meilleur ami qu’il n’avait pas revu depuis longtemps revient du Canada pour passer quatre jours avec lui et peut-être le convaincre de reprendre son traitement. Un sujet délicat donc, qui pourrait facilement tomber dans le mielleux mélo (répétez les deux derniers mots dix fois très rapidement pour, voir).

À peine remis de ma première bévue, je me préparai donc à voir un film sur un chien et je ne saurai vous dire si j’ai été heureux ou mécontent de réaliser qu’il n’en était rien. Le chien est l’une des bonnes idées du film et sert de à donner de la légèreté à une question pourtant angoissante : comment bien préparer sa mort ? Julian cherche en effet une famille qui pourrait adopter son chien après son départ. Cette intrigue est plus un fil rouge qu’un véritable nerf narratif et le canidé a un temps d’écran aussi réduit que Sean Penn dans Tree of Life. Le film se concentre surtout sur ces deux hommes qui se retrouvent pour mieux se quitter.

Si le film marche, c’est en grande partie grâce à ses deux acteurs principaux. Ricardo Darin, notamment, incarne parfaitement cet ami sympa et décidé qui a su profiter la vie et qui veut partir de la meilleure des façons possibles. L’alchimie passe totalement et l’on est entraîné dans ce tendre récit d’un deuil prématuré. Cesc Gay, le réalisateur, évite de donner dans le tire-larmes ou dans le didactisme, aucune scène ne s’éternise dans l’étalage d’émotions ce qui donne une vraie humanité à l’ensemble des personnages qui existent en dehors du thème du cancer.

Cependant, par manque d’ambition ou d’audace, le film ne dépasse jamais son aspect sympathique. Là où un film comme 50/50 réussissait à surprendre par un ton très différent, Truman laisse peu de place à l’imprévisible et reste très sage dans ses intentions. On passe donc un moment tendre et agréable en compagnie de ceux deux amis qui deviennent les nôtres, mais le film n’est jamais réellement touchant ni bouleversant.

Verdict ?

Ouvert à la discussion et tolérant, je ne pense pas détenir la vérité sur les films que je critique. Il se trouve seulement que j’ai meilleur goût que vous. Quand je ne regarde pas des films, je lis des comics parce que rêve d’être Peter Parker. Vous pouvez me retrouver sur coup-critique.fr

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