Doctor Who : The New Doctor

Doctor Who, Deep Breath

Doctor Who est une série qui ne ressemble à nulle autre (à l’exception de Doctor Space Time, dans l’univers de Community ; en même temps, c’est logique). Pour celles et ceux d’entre vous, fidèles lectrices et lecteurs de Cinématraque, qui ne la connaitraient pas ou peu, je ne peux que vous suggérer la lecture de cette brève introduction à la série. Pour le reste d’entre vous, il est probable que vous soyez déjà en terrain plus ou moins connu. Et ne serait-ce qu’avec le petit paragraphe ci-dessus, vous saisissez sans encombre l’un des principes fondamentaux de Doctor Who : tout est relatif, surtout lorsqu’on traite de voyage dans le temps.

En 2013, année du 50ème anniversaire de Doctor Who, une page s’est tournée. L’ère du 11ème Doctor, interprété par Matt Smith, s’est achevée avec le 800ème épisode de la série. Les aventures de notre Time Lord préféré reprendront le 23 août sur la BBC et c’est Peter f*cking Capaldi, fan de la première heure, qui prêtera ses traits à cette nouvelle incarnation. Il n’est pas question ici de vous faire un résumé complet de la saison 7 de Doctor Who, même si j’en aborderai certains points, mais plutôt de s’interroger sur ce que peut nous réserver ce 12ème Doctor.

Peter Capaldi's Eyes

I fuckin’ see ya, mothafucka!

Times change… and so must I.

La saison 7 de Doctor Who a pris fin le 18 mai 2013 avec un épisode intitulé The Name of the Doctor, première partie d’une trilogie complétée par The Day of the Doctor (épisode du 50ème anniversaire) et The Time of the Doctor (épisode de Noël 2013). Ces trois épisodes forment ce que l’on pourrait appeler le chant d’adieu du 11ème Doctor. Le dernier monologue délivré par Matt Smith dans Time peut d’ailleurs être vu sur deux niveaux : le Doctor dans sa forme actuelle prenant congé de Clara, qui l’accompagne dans ses aventures, et Matt Smith faisant ses adieux non seulement au personnage qu’il aura habité pendant trois ans mais aussi à nous, spectatrices et spectateurs au bord de la crise de nerfs.

Avec ces trois épisodes, Steven Moffat tente — parfois avec maladresse mais jamais sans honnêteté — de résoudre les nombreuses intrigues de fond mises en place dès ses débuts en tant que showrunner. Il apporte également une solution à l’une des plus grosses contraintes de la série — le nombre de régénérations du Doctor — à l’aide d’un twist scénaristique qui, malgré sa nature de Deus Ex Machina, se tient. Moffat, que je qualifierai de brillant et que d’autres traiteront de monstre sans cœur, fait donc un grand nettoyage de printemps pour préparer la venue d’un nouveau Doctor, le début d’une nouvelle ère, le commencement d’un… Bref, vous avez compris.

Steven Moffat plays with dolls

Steven Moffat: Judge, Jury & Executioner of our Hearts

What’s up, Doc?

Peter Capaldi est un acteur britannique de 56 ans à la carrière déjà bien remplie, bien qu’il soit surtout (re)connu pour son grossier personnage de Malcolm Tucker dans la série The Thick of It et le film In the Loop. C’est aussi, comme je l’ai déjà dit, un fan de la première heure de Doctor Who. Et ces deux faits combinés font qu’on peut s’attendre à le voir dans le rôle pendant quelques années. Peut-être même dépassera-t-il le record de sept saisons tenu par Tom Baker, le 4ème Doctor.

En effet, depuis son retour en 2005 et à l’exception de Christopher Eccleston (qui n’avait signé que pour une année par crainte d’être catalogué dans ce type de rôle), Doctor Who a servi de tremplin à ses interprètes principaux : David Tennant et Matt Smith, tous deux assez jeunes. Pour Peter Capaldi, le rôle du Doctor est celui de sa vie, celui qu’il a toujours rêvé d’incarner. Il ne le lâchera sans doute pas à la première occasion. Cela étant, le casting de Capaldi pose quelques problèmes de continuité, puisqu’il est déjà apparu dans un épisode de la série (The Fires of Pompeii, en 2008) ainsi que dans la troisième saison du spin-off Torchwood, en 2009. Mais que l’on se rassure ! Grâce à l’ancien showrunner Russell T. Davies, Steven Moffat a une solution. C’est lui-même qui le dit en interview : « Je me souviens que Russell m’a dit qu’il avait un plan en ce qui concernait la présence de deux Peter Capaldi dans l’univers de Who : l’un à Pompéi et l’autre dans Torchwood. Quand j’ai engagé Peter et que Russell m’a contacté pour me dire à quel point il était ravi de ce choix, je lui ai dit : « Okay, quelle était ta théorie et est-ce qu’elle marche encore ? » et il m’a répondu : « Oui. La voilà… ». Nous la développerons au fur et à mesure. Elle est plutôt bien foutue. »

Outre les annonces de casting, on ne sait pas encore grand-chose de la saison 8, si ce n’est que quelques méchants comme les Cybermen et les Daleks feront leur retour, qu’elle sera composée de treize épisodes et que le premier d’entre eux — intitulé Deep Breath — s’intéressera en partie à la manière dont Clara gère ce changement de Doctor.

Pour ma part, je trouve que dans un monde où n’importe quelle information peut être trouvée en ligne sans que son sérieux soit vérifié, les secrets qui entourent la production de Doctor Who sont plus que bienvenus. Les surprises nous marquent et la magie reste intacte. Et à ce sujet, j’aimerai qu’on m’explique l’intérêt de faire fuiter les scripts des cinq premiers épisodes de la saison sur Internet. Sans déconner, à quoi ça sert ? Lire un script est certes une expérience intéressante mais elle l’est après avoir vu le résultat final à l’écran, rogntudju ! Ceci dit, quand je vois la levée de boucliers sur le net grâce au hashtag #keepmespoilerfree, je suis fier d’être ce qu’on appelle un Whovian. C’est l’un des plus beaux fandoms qui soient.

Et toi, chère lectrice ou cher lecteur, Whovian ou non, qu’attends-tu de ce nouveau Doctor ? Quelles sont tes théories les plus farfelues ? Allez viens, on en parle dans les commentaires !

Peter Capaldi as the Doctor

Bloody fuckin’ time travel!


Doctor Who, saison 8. Série créée par Sydney Newman, C.E. Webber et Donald Wilson et diffusée sur la BBC. Avec Peter Capaldi et Jenna Coleman. Royaume-Uni, 2014, 13×40-50 minutes. En France, Doctor Who est diffusée sur France 4.

Élevé au rock ‘n’ roll, à Tex Avery, à Calvin & Hobbes et j’en passe, je mets à profit un Tardis retapé par mes soins pour aller glaner dans le futur quelques infos primordiales sur le septième art. Et parfois dans le passé, aussi. J’ai également un Master ès Nanars et Flims en mousse. Je travaille aussi sur une thèse intitulée « Xena: The Rainbow Warrior Princess » et qui vise à décrypter la manière dont sont abordés les thèmes de l’homosexualité et de l’écologie dans « Xena : Princesse Guerrière ». No shit, Sherlock.

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