Où est le cul ce mois-ci ? [NOVEMBRE]

Nous sommes le premier samedi du mois. Et c’est la crise économique.

Canal Plus est hors de prix, mais vous souhaiteriez quand même pouvoir zyeuter une petit bout de sein, voire une triple sodomie à la rigueur. Cinématrique lance sa nouvelle rubrique, ciblant, pour vous, dans tous les films à l’affiche, ceux susceptibles de vous faire kifer à coup de scènes de cul. Cette première édition a été réalisée par ces petits voyeurs de Thomas, Sidy, Lara, Marie & Dzibz.

La Vie d’Adèle, en salles

Adèle Exarchopoulos, pas belle mais pas moche, s’énamoure de Léa Seydoux, pas moche non plus. En émanent comme vous l’avez lu çà et là deux scènes intenses de sexe, d’une dizaine de minutes chacune. Et vas-y que ça gueule, que ça fait des cochonneries entre filles, et vas-y qu’on voit TOUT, TOUT, TOUT. Pas certain que les premiers émois d’une jeune damoiselle puissent, dans la réalité s’avérer aussi riches de plaisir sonore, mais en tout cas, le tout se laisse aisément regarder, même s’il conviendra, après le film, de rabaisser son jugement pour garder la face, en expliquant la maestria d’Abdellatif Kéchiche, qui « filme tellement bien leurs ébats que ça n’en est plus excitant, que c’est juste beau (cc Serge Kaganski, ce petit coquinou) ».

Ajoutons pour le sport que c’est le 872e film de suite où Léa Seydoux apparaît nue, ce qui est un bel exploit. Marc Dorcel aurait d’ailleurs contacté l’actrice pour mettre un terme à cette série, et la faire jouer en doudoune dans un film expérimental sur le ski.

Lire la critique

seydoux

Ceci est la photo la plus prude qu’on ait trouvée de Léa Seydoux

Dario Argento’s Dracula, en salles le 27 novembre

Dans son très mauvais Dracula – dont on s’étonne d’ailleurs de la distribution en salles, un an et demi après sa projection en séance spéciale à Cannes -, Dario Argento se fend d’un plan d’une parfaite gratuité, et d’une rare indélicatesse, sur les fesses de sa propre fille, la belle Asia. Plutôt chelou.

Remercions donc le papa de la demoiselle

Remercions donc le papa de la demoiselle

Tip Top, en salles

Dans un registre plus soft, Tip Top permet à Isabelle Huppert et Sami Nacéri de s’en donner à cul-joie lors d’une scène (prude, hein) de sexe sado-masochiste poussée à son paroxysme : l’un cassant véritablement la gueule de l’autre. Pas de bouts de seins, ni même de morceau de zigounette, mais une intention, une volonté de montrer cette sexualité, et de suggérer avec Isabelle Huppert qui, même à 60 ans, reste agréable à imaginer dans les ellipses.

Lire la critique

hupert

Rep a sa Line Renaud

Mes séances de lutte, en salles le 6 novembre

Le souci avec Doillon, c’est qu’à force de jouer la carte « suggestion » et de faire parler ses personnages de cul en évitant au maximum de leur desserrer la ceinture, on a surtout envie, nous, d’aller chercher ailleurs ce qu’il nous cache. Chez Breillat, par exemple, autre cinéaste intello-bavarde, mais qui essaye au moins, quitte à se vautrer sévère (Anatomie de l’enfer, Romance, tous les trips stériles avec Rocco…), non seulement d’appeler une chatte une chatte, mais d’aller voir carrément chez elles (la bite, la chatte) si le cinéma y est. Sans doute blasé de cet art masturbatoire, le bon Frère Jacques se lâche comme jamais dans son dernier film, Nos séances de luttes, qui sort ce mercredi. Après une mise en bouche de plus d’une heure faisant tourner le prototype mâle (James Thierrée) et son pendant femelle (Sara Forestier) autour du pot (on baise ou quoi ?!), il les autorise enfin à se prendre littéralement, dans tous les sens, dans la forêt comme sur la table, dans la baignoire comme sur le parquet. Ça craque, ça cogne, ça vire au nawak hyper-chorégraphié… et tout le monde se marre (même les acteurs) !

lutte

Mes séances de turlute

Le médecin de famille, en salles le 6 novembre

Dans Le Médecin de famille (Lucia Puenzo), signalons le sein ravissant de Natalia Oreiro ; précisons toutefois que le contexte de la séquence ne se prête guère au badinage : Eva, jeune mère de famille, tente d’allaiter son enfant malade, sous le regard d’un médecin réfugié en Argentine sous un faux nom… l’abominable Josef Mengele.

oreiro

Natalia Oreiro, donc. Et ce film mérite 1 000 000 d’entrées, du coup

Borgman, en salles le 20 novembre 2013

Pour pénétrer les pensées d’une gentille mère de famille, Borgman s’assied dessus tout nu. Vous tenterez le coup chez vous, vous nous direz ce que ça donne.

Lire la critique

"Tiens donc, toi aussi tu aimes les pizzas ?"

« Tiens donc, toi aussi tu aimes les pizzas ? »

Interior. Leather Bar, en salles

Un peu de « non-porno gay » pour la suite ? Oui, non-porno car selon le réalisateur James Franco, « non ce n’est pas du porno ». C’est plus l’idée de montrer la sexualité gay telle qu’elle est, pour éloigner un certain tabou. Du coup, on nous fait une belle peinture de ce monde gay que nous ne connaissons pas. Et que je te montre un mec en sucer un autre et jouer avec ses couilles sous les regards d’envieux à l’intérieur d’un bar ; ou encore deux mecs allongés tranquillou sur un canapé et rebelote un qui suce l’autre – avec pour notre bon plaisir des gros plans, des gros plans et des gros plans.

Et donc, là, je voudrais un gros plan

Et donc, là, je voudrais un gros plan

Le Mépris ressort le 20 novembre

Ah la Nouvelle Vague,

Ah Godard,

Ah Le Mépris,

Ah le cinéma…

Oui, enfin surtout le cul de Brigitte Bardot, quoi…

L’admin c’est le Deus Ex Machina du site. c’est une voix neutre mais forcement portée par l’un ou l’une d’entre nous.

1 Comment

  • Répondre novembre 3, 2013

    GAEL

    Avant d’être projeté à la séance de minuit à Cannes l’année dernière, Dracula 3D était sortie depuis plus d’un an de façon confidentielle au moins en Italie. Zavez de la chance que j’étais surbooké ces derniers temps, pasque bon dire d’un film d’Argento qu’il est « très mauvais » ça me chiffonne grave! Je n’irais pas défendre Dracula 3D comme le plus grand film d’Argento, mais il a deux qualité: le geste d’Argento d’expérimenter la 3D et c’est sur ce point très réussi et l’autre est de nous offrir un film romantique très premier degrés. Mais voila, on sent que la plupart du temps Dario Argento en a un peu rien a foutre de son film, en dehors d’avoir la joie de filmer une nouvelle fois sa petite fille toute nue : Déjà dans Le Syndrome de Stendhal et puis plus jeune Argento avait prêté sa fille a Michele Soavi pour son Sanctuaire et les allusions perverses a son endroit était assez sadiennes. Bref, comme le dit si bien Asia  » Mon père a tué plusieurs fois ma mère. Et il a fait la même chose à ma soeur ; moi il n’a jamais essayé de me tuer. Mais il m’a violé et torturé de toutes les manières. (…) Il a pris son pied en tuant toutes les femmes de la famille. »

Leave a Reply