Pas d’éruption pour Eyjafjallajökull

Sorti il y a quelques jours, Eyjafjallajökull, avec Valérie Bonneton – Fais pas ci, fais pas ça – et Dany Boon, qu’on ne présente plus, ne devrait pas amasser les euros.

L’histoire : un ancien couple de parents divorcés (Bonneton et Boon) se rend au mariage de sa fille en Grèce. Comble de malchance, l’avion est détourné vers Munich à cause de ce volcan au nom imprononçable dont l’éruption remonte à Mars 2010 – en caisse, il vous suffira de demander une place pour « Le volcan », si vous tenez toujours à le voir après lecture de cet article – et les deux qui se détestent se retrouvent à faire le voyage ensemble en voiture. On ne peut pas dire que la thématique du déchirement, telle qu’elle est traitée ici, se prête bien au rire : malaise. Difficile de prendre plaisir à regarder ces deux-là se hurler dessus, surtout quand l’un approche de l’orgasme à la vue des souffrances de l’autre.

Et l’histoire, qui aurait pu permettre au moins aux deux acteurs de prouver de quoi ils sont capables – de bonnes performances passées, les goûts et les couleurs – ne laisse même pas occulter leur mauvais jeu. On croirait que Dany Boon n’a pas bougé d’un iota depuis les Chti’s (mêmes mimiques, mêmes rictus et même façon un peu niaise de parler/marcher/manger/pleurer) et s’ennuie profondément. Même chose pour Valérie Bonneton, dont le jeu est efficace dans Fais pas ci, fais pas ça, à la seule différence que si la série fonctionne, c’est qu’elle n’est pas un huis-clos entre deux personnages qui se déchirent bruyamment. D’excellents placements de produits pour Avis et BP, et une mention spéciale à Porsche, tant la première partie du film ressemble à une pub pour leur dernier modèle.

20 millions d’euros de budget prévisionnel ? Les moments qui se voulaient drôles ne font pas rire, le temps est long et le film – le deuxième d’Alexandre Coffre, réalisateur d’Une pure affaire – est un supplice.

Eyjafjallajökull, Alexandre Coffre, avec Valérie Bonneton, Danny Boon, Denis Ménochet, France, 1h32.

Petite, je rêvais d’être journaliste. Du coup je suis devenue journaliste. J’aime le cinéma et son éco-système, ses scénarios pourris et ses intermittents aussi. J’ai vu de la lumière chez Cinématraque alors je suis entrée. C’était chaleureux et ça parlait cinéma. J’aime le cinéma et son éco-système, ses scénarios pourris et ses intermittents aussi. Alors je suis restée.

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