Les coups de coeur Cinématraque, acte II scène 2

ANNE-CÉ

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Amour, de Michael Haneke, en salles

Quand je m’apprêtais à voir Amour de Haneke, j’avais prévu 3 cafés, du prozac et une couette pour parer à tout moment de faiblesse. Quand j’en suis sortie, j’ai regretté de ne pas avoir pris 3 boîtes de Kleenex format familial (oui, mes coups de cœur sont forcément des films pour dépressifs). Et j’ai pensé au jour où je porterai des lunettes, une couche et où je serai parfumée au dernier Eau d’urine de L’Hospice. Parce qu’à ce moment précis, je serai seule, alors qu’Emmanuelle Riva, elle, serait restée digne et belle dans sa lente dégradation physique et mentale, entourée de son mari attentionné (Jean-Louis Trintignant). C’est pas pour rien qu’Haneke a reçu la Palme d’Or pour ce huis-clos intense et sincère. Tragique, profond, éternel. Comme l’amour.

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THOMAS

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Into the Abyss, de Werner Herzog, en salles

Into The Abyss fait donc suite à La Grotte des rêves perdus. Herzog aurait-il pu se montrer plus clair ? L’auteur trouve dans un sordide fait divers un prétexte à l’introspection morale, aux digressions poétiques et à l’évocation de sujets fétiches : la condition (et les sociétés) humaine(s), la démence, l’absurdité du sort, le cycle ininterrompu de la violence… Problématiques essentielles, par un auteur qui ne l’est pas moins, et pour un film d’autant plus troublant qu’il partage avec l’Amour de Haneke (sorti la même semaine) ce rapport aigre-doux, ambigu, à ses protagonistes – du moraliste à l’entomologiste, il n’y a qu’un pas -, et ce principe programmatique : de la lumière dans les ténèbres, et vice-versa. 

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SIDY

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Vous n’avez encore rien vu, d’A. Resnais, en salles

On peut certes dire que comme beaucoup d’auteurs, au bout d’un certain nombre de films, Alain Resnais semble avoir fait le tour de son sujet, ne se renouvelle plus : bref, qu’il est temps pour le monsieur de laisser la place aux jeunes ! Reste que sans être son film le plus réjouissant, Vous n’avez encore rien vu est porteur d’une profondeur théorique assez inattendue chez le Resnais tardif. À sa compagnie d’acteurs de toujours (Arditi, Azéma…) s’associent avec une réelle élégance les prestations d’un groupe de jeunes acteurs filmés eux par Denis Podalydès (qui joue le rôle d’un dramaturge défunt) autour de deux pièces fusionnées de Jean Anouilh. Le résultat ? Un objet bizarre, pas immédiatement aimable mais au final assez émouvant.

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JC

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God Bless America, de Bob Goldthwait, en salles

C’est l’exemple même de l’expérience cinématographique cathartique quand, comme votre serviteur complètement dérangé, tout ce qui a trait à la télé-réalité et aux emmerdeurs en tous genres vous énerve. Fantastique balade à travers les Etats-Unis : on prend un plaisir plus que coupable à suivre les déambulations des deux héros malgré eux, dans leur éradication systématique des produits humains d’une société qui ne semble vivre que par et pour les mass media. Bien qu’il soit légèrement moralisateur sur la fin, God Bless America nous offre une succession de scènes toutes plus jouissives les unes que les autres, et se paie le luxe d’une séquence de clôture orgasmique sur fond de finale d’American Idol.

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(Dzibz n’étant pas mon vrai prénom)
Red’chef ici, extrêmement sévère avec les autres, mais pas du tout avec moi, hashtag YOLO.

2 Comments

  • Répondre novembre 4, 2012

    EVE

    Merci à Thomas pour son coup de cœur Into The Abyss… Un conseil précieux pour un film rare, aussi juste que troublant, et d’une très grande richesse malgré sa simplicité apparente de « documentaire »…
    La peine de mort, la condamnation à perpétuité, personne n’en sort indemne; et ne serait-ce qu’à l’idée courageuse d’y repenser.

    • Répondre novembre 5, 2012

      Thomas Fouet

      Content de voir que tu as aimé le film aussi !

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