Exam, le film préféré de Laurence Parisot

Tout part d’une critique, d’un avis lu sur la Toile, chez nos potos d’Allociné. Tigrette59 m’a convaincu avec ses mots à elle.

Je me suis rué sur la bande-annonce, et j’ai grave kifé :

Petit résumé rapide sans spoiler. Je ne spoilerai qu’ensuite. Mais alors comme un bâtard.

C’est un indien, un français, un africain, un américain, une blonde, une chinoise, une brune et une latino qui sont réunis dans une salle. La blonde tombe à l’eau qu’est ce qu’il reste ? S’ils sont là, c’est pour passer un examen (d’où le titre) qui leur permettra de peut-être décrocher un putain de job de rêve (mais on ne sait qu’à la fin ce que c’est, donc je ne te dis pas lequel tu verras, en fait ça fait bof rêver).

Ils sont tous un peu stressés, normal. Un instructeur avec une voix de Morpheus vient les voir et leur explique qu’ils ne vont devoir répondre qu’à une seule question. Très facile, qu’il dit. TU PARLES.

Il déclenche le chrono, 80 minutes. Eux retournent leur feuille d’examen, et là, ô surprise, il n’y a rien d’écrit. FEUILLE BLANCHE. Ils se feront éliminer s’ils détériorent leur feuille, s’adressent à lui ou au soldat pas très loquace qui les surveille.

ET LA, TU KIFES, si tu t’appelles Laurence Parisot.

Jusqu’à quel point les prétendants vont-ils aller pour obtenir le job ?

Derrière une vitre sans tain, il y a le recruteur, qui guette et pousse de probables petits cris de jouissance. Il y avait quelques chefs d’entreprises dans la salle que je supputais se toucher en live devant l’œuvre. INTERVIEW :

Dzibz : Ce film, vous l’aimez ?

Chef d’entreprise : OH OUI. J’aime quand ils disent « Je tuerais pour ce boulot », ça me fait des frissons dans mon zizi.

Le film étant typiquement sur le papier et dans la bande-annonce ce type de produit qui plait les dix premières minutes mais ennuie ensuite, nous, dans la salle, on a joué à parier sur le (la) futur(e) embauché(e). Moi j’ai parié sur la Chinoise, pour des raisons purement racistes, en pensant qu’elle serait à même de correspondre au boulot s’il s’agissait de fabriquer des iPods. Evidemment, la seule connasse qui s’empresse d’écrire sur sa feuille blanche « Je serais l’employée idéale, car… » et se fait jarter par le soldat, c’est l’autre pute de chinoise. Alors j’ai perdu mon pari, assez vite.

Passé les 10 premières minutes, assez fun, complexe de la feuille blanche, bruits sourds qui font pas mal peur et gros plans sur des regards interrogateurs, comme prévu, le film tourne court. Surtout quand on a déjà perdu son pari.

Natali avait fait de Cube un modèle du genre, huis-clos stylé new age, et c’est manifestement à son image que le réalisateur d’Exam voulait son film. Seulement, passée la bonne idée de départ, qui eût d’ailleurs pu donner lieu à un excellent court-métrage, l’ennui prend le dessus, et les astuces de ces employés en guerre ennuient.

Et vazy qu’on pète les lumières pour voir en infrarouge, et vazy qu’on pète les infrarouges pour voir en ultraviolet, et vazy qu’on essaie de pisser sur le papier… OUI  BON BREF, C’EST RELOU.

Le twist final, que je te révèlerai à la fin de cet article si t’es pas sage, est tout moisi, et la pirouette scénaristique vraiment inappropriée, puisque monsieur fait les choses en deux temps, commence par te balancer un twist auquel tu ne comprends rien pour ensuite le légitimer avec une explication vaseuse. Et vazy que je te remets des flashbacks, pour que tu comprennes vraiment bien, parce que bon, je t’avais quand même donné plein d’indices.

Allez, je spoile ?

Ferme tes yeux.

C’est la blonde qui gagne finalement le job, et le français était le patron infiltré dont le boulot, c’est de fabriquer des médocs qui permettent la vie éternelle. Et la réponse à la question, c’était NON, la seule question ayant été posée par l’instructeur étant : « Vous avez des questions ? ». C’est tout moisi, hein ? HAHA TU RAGES D’AVOIR LU MON SPOIL, HEIN ?!

MAIS DE TOUTE FACON, LE FILM NE PASSE QUASIMENT NULLE PART, donc tu ne le verras sûrement jamais. Tu ne t’en porteras d’ailleurs pas plus mal, je te jure. Cantonne-toi à la bande-annonce.

Bisous.

Exam, de Stuart Hazeldine, en salles.

(Dzibz n’étant pas mon vrai prénom)
Red’chef ici, extrêmement sévère avec les autres, mais pas du tout avec moi, hashtag YOLO.

2 Comments

  • Répondre octobre 11, 2012

    Dzibz

    EXACTEMENT.

  • Répondre octobre 11, 2012

    Seb Musset

    Merci Cinématraque. Grâce à toi je me suis infligé ce sous-cube. Ça partait d’une bonne idée et disons-le net, l’idée d’un récit avec un compte à rebours respecté est stimulante. Dommage le machin se perd dans la 2e partie et surtout, oh erreur, veut se justifier une fois passé le 0.00 final, gâchant tout ce qui pouvait être sauvé.

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