Les coups de cœur de la rédaction : juillet 2026

Il fait chaud, très chaud en ce moment et les cinémas sont parmi les seuls lieux où l’on trouve un peu de fraîcheur en ce moment. Comme beaucoup d’autres, nous avons fui la canicule en allant voir des films, ou regardé des films la nuit dans nos appartements quand il était impossible de dormir parce que les températures ne redescendaient pas… Voici nos coups de cœur pour le mois de juillet !

Mehdi : le film Kill Bill, the whole bloody affair de Quentin Tarantino

Bon, ok, c’est un peu bête en 2026 de recommander Kill Bill. Mais j’ai profité de sa ressortie en version « intégrale » (les deux films à la suite, avec un léger remontage), pour découvrir le film dont les posters ornaient les chambres de tant de mes camarades des années 90/2000. Car oui, je n’avais jamais vu Kill Bill tout en ayant l’impression de connaître le film par cœur.

Eh bien ma foi, c’est pas mal. La quête destructrice de ***** fonctionne toujours autant. L’amoncellement de références réussit toujours l’exploit de ne pas être indigeste. La version intégrale ajoute peut-être une urgence et une puissance à cette trajectoire inarrêtable, mais elle ajoute aussi une petite sensation de trop-plein qui pouvait justifier le découpage en deux films (mais on déteste quand même Harvey Weinstein). Uma Thurman est fantastique dans un film qui tourne en permanence autour d’elle. (et on n’oublie pas que Tarantino est responsable de son accident de tournage). Bref pour les quelques uns qui n’ont pas vus Kill Bill c’est une très bonne occasion de le voir !

PS : pas la peine de rester pour l’horreur faite sur Fortnite en post-générique, c’est dispo sur YouTube. (aussi, c’est nul, ndlr)

Pauline: Lady Snowblood, de Toshiya Fujita

Dans un clin d’oeil maléfique au coup de coeur de Mehdi ci-dessus, le mien sera précisément le film qui a « inspiré » Quentin pour Kill Bill. Je mets des guillemets à « inspiré » parce que ce fétichiste des pieds a plutôt pompé sans vergogne ce film de 1973, lui-même adapté du manga du même nom. Brillamment interprétée par la sublime Meiko Kaji, le personnage de Yuki (la Madame Neige de Sang donc) naît en prison d’une mère qui a vu son mari et son premier fils assassinés sous ses yeux, avant d’être violée. Avant de mourir en couches, elle jure de se venger de leurs bourreaux à travers sa fille, qu’elle envoie être élevée et entraînée par un maître de sabre. Un prémisse joyeux et solaire, donc.

Image tirée du film. Droits réservés

Si ni Lady Snowblood ni Kill Bill n’ont l’apanage des femmes vengeresses, il est en revanche pénible de constater à quel point Tarantino a repris des scènes quasi plans par plans. Je pense par exemple à ce duel final dans un jardin enneigé, qui existe dans le film japonais et est devenu une des séquences iconiques de Kill Bill: Volume 1 avec Uma Thurman et Lucy Liu, dans son personnage d’O-Ren Ishii également fortement inspiré de Yuki. Bref, même si en toute honnêteté j’aurais toujours une petite affection pour Kill Bill 1&2, je ne peux que vous recommander de voir ce superbe film et de rendre à César ce qui appartient à César.

Renaud : Faire un film !

Une fois n’est pas coutume, je twiste le concept et ne parle pas d’un coup de cœur film à proprement parler mais plutôt de mon moment cinéma du mois favori, et ce fut sans aucun doute possible le fait de tourner un film !

En tant que personne qui a écrit un peu pour l’animation télé, et pour des courts-métrages en plus du théâtre, j’ai rarement l’occasion d’être du côté de la réalisation. Et comme j’en avais marre des délais de financement sur d’autres trucs, on a décidé avec un ami de tourner entre nous, avec quelques techniciens qu’on apprécie beaucoup, un petit film « facile » en équipe réduite.

Et c’était génial ! Pas le film en lui-même, ça je n’ai aucune idée de si on a réussi à faire un truc bien. Mais travailler ensemble à élaborer une vision commune, profiter de l’expertise de chaque corps de métier pour passer deux jours au top, efficaces et agréables en sachant tous ce qu’on souhaitait obtenir comme résultat, c’était une vraie expérience de pur bonheur. Peu importe au final si le film est bien, je garderai le souvenir de ces journées où on a su être pro, efficace et bienveillant à la fois.

Le reste de l’équipe est trop occupé à être en vacances pour vous raconter leurs coups de cœur, alors on se retrouve début septembre pour ceux d’août !

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