Le Ciel étoilé au dessus de ma tête : Champagne !

Le cinéma français aime les losers, de François Perrin au duo de paumé interprété par Guillaume Depardieu et François Cluzet dans Les Apprentis en passant par les décontracté Hippo et Halpern d’Un Monde Sans Pitié. C’est dans cette veine qu’Ilan Klipper installe son personnage d’écrivain angoissé, séducteur, mais pas bon à marier. À 50 ans, Bruno commence à inquiéter son entourage, vivant sur ses droits d’auteur d’un bouquin écrit 20 ans plus tôt, le quinquagénaire s’enferme dans le déni, la fête, l’alcool et la musique. Ce n’est pas sa jeune colocataire chez qui il vit qui va lui faire reprendre les pieds sur terre, étant elle-même plutôt fêtarde et surtout militante Femen.

Présenté à l’ACID, Le Ciel étoilé au-dessus de ma tête ne révolutionne pas le cinéma. Il arrive, cependant, à se rendre sympathique grâce à sa direction d’acteurs et a sa galerie de personnage, dont les deux principaux protagonistes campés par Laurent Poitrenaux et Alma Jodorowsky. L’énergie qu’ils dégagent se déploie à mesure qu’ils sont rejoints, au départ par les parents de Bruno, accompagné d’une inconnue, puis progressivement par toute la bande pote de l’écrivain. Après quelques crises, tout se termine dans une soirée un peu folle, hommage à The Party de Blake Edwards, où Bruno réussira à conquérir le cœur de sa psychiatre. Soulignons, pour finir, la BO d’electro pop énergique qui devrait inspirer pas mal de DJ pour les soirées estivales.

Le Ciel étoilé au dessus de ma tête, d’Ilan Klipper avec Laurent Poitrenaux, Camille Chamoux, Marilyne Canto, Alma Jodorowsky, Michèle Moretti, François Chattot, Frank Williams.

Après un parcours scolaire chaotique et pas mal de soirées vidéo bis, je me réfugie à l’université pour y faire grève et bouffer du film. Je m’y passionne pour la critique et l’écriture de scénario. Depuis, je m’efforce de trouver du boulot là où il est question de ciné. Après La Cinémathèque Française et UniversCiné et des collaborations aux Fiches du Cinéma et Culturopoing, je pris goût à l’ivresse du pouvoir, en 2012, en co-fondant Cinématraque. Je collabore également à La 7e Obsession.

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