Edito : au péril de leur vue

L’idée nous est venue par un beau matin d’automne. Les oiseaux chantaient et les feuilles tapissaient la route sur laquelle les enfants couraient avec leurs cartables colorés : il serait amusant de forcer nos rédacteurs chéris à voir des films interdits de diffusion en salles parce qu’insoutenables.

Notre critère de sélection, ce fût donc la censure : il fallait que ces oeuvres aient été censurées dans un pays donné à l’époque de leur sortie et soient encore aujourd’hui précédés d’une sacrée réputation. Autant dire que sur le papier, certains films promettaient plus que d’autres en termes qualitatifs, et que l’enthousiasme de celui ayant écopé de Philosophy of a Knife, film à théories complotistes russes de 4h censuré à peu près partout n’était pas des plus évidents.

Pour autant, chacun a joué le jeu, et vous trouverez ci-après une frise des comptes-rendus. Vous verrez que lorsque certains tentent l’humour pour dégoupiller la monstruosité de ce qui leur a été donné à voir, d’autres sur-analysent, comme pour se rappeler que tout n’est question que de mise en scène, que ça n’est finalement là que du cinéma. D’autre encore s’emmerdent au point de créer des acrostiches.

Ce ne sont pas vraiment là des critiques à proprement parler (la plupart des films que nous avons vus ne justifieraient en effet pas que l’on daigne sortir la plume), plutôt des récits, qui rendent compte de notre rapport à l’image lorsqu’elle effraie, lorsqu’elle chamboule, lorsqu’elle dégoûte. Ce sont donc là vous l’aurez compris des articles très personnels, que nos auteurs ont écrit au péril de leur vue.

Baladez-vous donc sur cette frise chronologique recensant les films sur lesquels nous avons planchés, ou cliquez ici pour accéder directement à tous les articles !

(Dzibz n’étant pas mon vrai prénom)
Red’chef ici, extrêmement sévère avec les autres, mais pas du tout avec moi, hashtag YOLO.

1 Comment

  • Répondre février 11, 2017

    Sweet Judas

    C’est trompeur de choisir en illustration de billet une capture d’écran d’Unfriended, qui est un peu beaucoup voire entièrement nul et pas des masses traumatisants (à moins de faire partie des allumés qui ont sursauté devant Jeruzalem)(oui, ces gens existent). J’ai cru que le fantôme vengeur de Skype faisait partie de votre classement, pendant deux minutes.

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