Moi, moche et méchant 2, un divertissement honnête

Nos notes

Trois ans après, voici le retour de Gru et de ses Minions. Moi, moche et méchant 2 poursuit dans la voie tracée par le premier volet, celle du divertissement pur, basé sur le sarcasme et le plaisir des petites bassesses. Si le premier film permettait à Steve Carell d’offrir une superbe interprétation de méchant, l’ensemble souffrait du manque de charisme de ses partenaires. La stratégie consistant à mêler humour enfantin et références adultes tournait, elle, un peu à vide. La bonne idée du second opus est de mettre dans les pattes de Carell la ravissante et fantasque Kristen Wiig. Espiègle en diable, son jeu est servi par un graphisme contrastant avec les rondeurs du personnage interprété par Carell. Plus encore que pour le premier film, ce qui étonne ici, c’est de voir l’animation numérique se mettre au service des acteurs, et non le contraire. Ils ne prêtent pas seulement leur voix – ils sont les personnages. Difficile, donc, de résister à ce joli couple.

Le choix du divertissement pur est d’ailleurs conforté par l’importance réservée aux séquences mettant en scène les Minions, déjà stars du premier épisode. Un choix marketing plus qu’artistique, qui annonce forcément, dès l’année prochaine, l’attendu spin-off de Moi, moche et méchant : Les Minions, le film. Dans tout ça, les enfants ne servent pas à grand-chose, bien que les créateurs tentent d’imposer un nouveau personnage : l’amoureux de la plus grande des fillettes, franchement agaçant, sorte de mini Ken à l’accent mexicain. Malgré tout, Chris Renaud et Pierre Coffin proposent une bien meilleure copie du concept Despicable Me, sans toutefois offrir aux spectateurs autre chose qu’une suite de séquences assez drôles, que l’on oubliera bien vite en sortant de la salle.

Moi, moche et méchant 2, de Chris Renaud & Pierre Coffin, avec Steve Carell, Kristen Wiig, Russel Brand, États-Unis, 1h38.

Verdict ?

Après un parcours scolaire chaotique et pas mal de soirées vidéo bis, je me réfugie à l’université pour y faire grève et bouffer du film. Je m’y passionne pour la critique et l’écriture de scénario. Depuis, je m’efforce de trouver du boulot là où il est question de ciné. Après La Cinémathèque Française et UniversCiné et des collaborations aux Fiches du Cinéma et Culturopoing, je pris goût à l’ivresse du pouvoir, en 2012, en co-fondant Cinématraque. Je collabore également à La 7e Obsession.

1 Comment

  • […] des produits animés a détruit tout charme que pourrait receler un film pour enfant. Si Moi Moche et Méchant 2 capitalise intelligemment sur le comportement absurde et les néologismes des minions, Planes a […]

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