Mes Héros à moi, c’est pas Balasko ni Jugnot

L’affiche m’a fait tiquer. REGARDE. Délit de sale gueule, donc.

« Quarante ans qu’ils s’aiment et qu’ils s’engueulent. »

C’est un peu un film ultime, comprend-on avec l’affiche. Le mythique couple de cinéma vénère des Bronzés revient 40 ans après. Ils s’aiment donc toujours, et s’engueulent toujours autant. ON VA DONC GRAVE SE MARRER.

Putain ça fait envie.

Bizarrement, le film n’est pas signé Jean Becker, pourtant il y a de la verdure et des acteurs avec qui Michel Drucker aime bien partager le fameux pâté de tête de Jean-Pierre Coffe le dimanche soir. L’affiche nous raconte tout : lui est un bougon, elle aussi. Ils se le disent souvent, mais s’aiment bien quand même. Elle l’appelle sûrement « mon ours ». Quand elle lui reproche de trop bougonner, lui bougonne encore plus, et donc ils s’engueulent. Elle lui dit sûrement alors : « t’es qu’un ours. » Mais ils s’aiment quand même. Dans la campagne. Sous le sourire niais de Michel Drucker.

Il y a de longues disputes sur fond de moutons qui bêlent, de belles échappées nature façon trek de Koh-Lanta où un des héros prend de précieux conseils auprès d’un brin d’herbe (cc @EvaJoly), et de réconciliations sur fond de musique française un peu moderne – genre Calogero – pour que les petits enfants traînés de force au cinéma par Papi Mamie apprécient un minimum.

Jugnot + Balasko, depuis une dizaine d’années, c’est une certaine idée de l’enfer. Même depuis le Splendid, parce qu’il faut bien être honnête, ces deux-ci n’ont pas fait grand-chose de vraiment passionnant (oui, trouvez des contre-exemples et engueulez-moi, ça m’excite). Ils ont le même parcours, l’un étant l’équivalent masculin de l’autre et vice versa : deux acteurs réalisateurs gentillets, politisés à gauche mais pas trop, plutôt inoffensifs et insignifiants.

Ajoutez une pincée de Clovis Cornillac, l’équivalent français, belle-gosserie en moins, de Keira Knightley – comprenez acteur qui présage à lui seul de la nullité d’un film.

Mes Héros réhabilite donc le grand débat des zharicots. Oui, la liaison, avec un « h » muet en début de mot, on la fait. Et là, ça donne de beaux zhéros. Qui auront leur Vivement Dimanche, mais ne me prendront pas dans leur filet. Non, j’ai beau avoir l’UGC illimité, ça me ferait mal au cul de faire du métro pour aller voir le Calvados sur grand écran. En plus, c’est même pas en 3D 48 images par secondes.

Moi j’dis : vivement Les Bronzés 4 !

(Dzibz n’étant pas mon vrai prénom)
Red’chef ici, extrêmement sévère avec les autres, mais pas du tout avec moi, hashtag YOLO.

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