Quatre séries sud-coréennes à voir après Squid Game

Maintenant que vous avez tous.tes achevé le visionnage boulimique (terme recommandé officiellement par la Commission d’enrichissement de la langue française pour la traduction de binge watching, pas d’octogone dans les commentaires merci) de Squid Game, voici d’autres séries sud-coréennes qui combleront votre manque, ou du moins vous distrairont aussi quelques heures en ces temps difficiles.

Les quatre séries présentées ci-dessous sont de genres différents et n’ont évidemment pas vocation à être une liste définitive, peut-être même que cet article sera en plusieurs parties, qui sait ? Il y a une série plus « légère » si vous avez besoin de plus de joie après, quant aux trois autres vous pouvez les mettre dans votre liste pour plus tard, quand vous serez de nouveau prêt.e à plonger dans les tréfonds les plus obscurs de l’âme humaine.

Kingdom (non, pas celle avec Nick Jonas)

Prince coréen tenant une épée devant son visage, un zombie est reflété dans l'épée.
Dimanche matin/samedi soir

De bons vieux zombies assoiffés de sang, mais en Corée médiévale, sur fond de lutte de pouvoir pour le trône. En effet, le prince héritier doit gérer à la fois sa belle-mère qui veut l’éliminer et ses sujets qui veulent se manger entre eux. Avec l’aide d’une infirmière qui enquête sur l’origine de l’épidémie (la toujours parfaite Bae Doona) et d’autres acolytes, dont un chasseur de tigres (oui) au lourd passé joué par le très bon Kim Sung-Kyu – l’Assassin du film Le Gangster, le Flic et l’Assassin, séance de minuit à Cannes 2019.

Netflix a allongé les won et ça se ressent, les décors et les costumes sont superbes, il y a des dizaines et dizaines de figurants pour les scènes de batailles et je pense aussi à une certaine séquence de nuit très joliment éclairée, coucou Game of Thrones !

Deux saisons de 6 épisodes (entre 45 et 55 minutes) chacune, un épisode spécial, troisième saison non confirmée officiellement.

Navillera

Un jeune homme et un vieil homme dans un cours de ballet classique
Pas vraiment prêts pour le Lac des Cygnes

Changement total de décor, on passe dans un studio de danse classique. Chae-Rok (joué par un des petits chouchous de Netflix, Song Kang, que l’on va le retrouver plus bas) veut devenir danseur professionnel de ballet bien qu’ayant commencé bien plus tard que ses concurrents, et il doit aussi affronter des drames familiaux.

Comme si ça ne suffisait pas, son mentor et professeur lui impose de donner des cours à un septuagénaire qui a toujours rêvé d’apprendre le ballet et en a été empêché au nom des traditions de genre, pressentant que de leurs frictions et de leurs échanges chacun apprendra de l’autre. Pas exempt de rebondissements un peu artificiels, mais c’est aussi drôle, très touchant et plutôt original.

Une seule saison (la série est terminée a priori), 12 épisodes d’une heure environ.

Sweet Home

Trois personnages ensanglantés avec chacun une arme différente
Puisse le sort vous être favorable

À nouveau une série avec Song Kang en acteur principal, mais dans un registre on ne peut plus éloigné de Navillera. Ici, il joue un orphelin (sur)vivant dans un HLM décrépi, lorsqu’une « invasion » de monstres se déclenche. Le HLM doit se barricader et c’est donc un huis-clos de l’horreur sur une quinzaine d’étages qui commence, en posant bien évidemment la question de toute bonne fiction du même type : qui sont les vrai.e.s monstres au final ? Une des bonnes idées de la série repose d’ailleurs sur la création et les caractéristiques physiques mêmes de ces monstres, mais je n’en dis pas plus.

Je me dois de préciser que la série aligne à peu près tous les trigger warning possibles et imaginables (décès violents, suicides, deuils dont celui d’un enfant, blessures, tentatives d’agression sexuelle, violences verbales notamment dans un contexte conjugal, etc), on est dans le sombre voire le très sombre mais sans être voyeur. Une des rares fois où j’ai pleuré devant un film ou une série d’horreur, personnellement.

Une seule saison, seconde saison non confirmée officiellement, 10 épisodes d’une heure environ.

D.P.

Un jeune soldat regarde vers l'appareil photo. D'autres soldats sont dos à l'appareil photo, faisant le salut militaire.
Quand tu connais pas ta droite de ta gauche

Sortie en août 2021, D.P. désigne l’unité de la police militaire chargée de retrouver les déserteurs. Pour le contexte : en Corée du Sud, le service militaire de 18 mois environ est obligatoire pour les hommes, et ils doivent s’enrôler avant leurs 30 ans révolus.

La série suit An Jun-Ho, fraîchement enrôlé, qui doit donc chercher des soldats qui se sont échappés dans la nature avec son comparse (excellent second rôle qui détend l’atmosphère bien chargée) en découvrant en même temps l’ampleur du harcèlement moral et physique qui existe dans l’armée et en gérant ses propres problèmes à côté (si vous avez tout lu jusqu’ici, vous aurez compris que globalement personne ne va bien dans les séries coréennes.)

Un cercle vicieux de bully à victime(s) et vice-versa, qui démarre au plus haut de la hiérarchie militaire, et finit par provoquer des tragédies, comme il l’apprendra à ses dépens. Encore une fois rien de joyeux donc, mais c’est solide et surtout assez passionnant (traumatisant) pour qui vient d’un pays avec la JDC (feu la JAPD) comme seule approche obligatoire du système militaire.

Une seule saison, seconde saison non confirmée officiellement, 6 épisodes de 45min environ.

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