Cinématraque couvre le festival d’Annecy en ligne de 2020

Le lectorat assidu (on vous aime tant, vous le savez ?) du site a l’habitude ; c’est au mois de juin que l’équipe prend le train direction le sud de la France. Notre but ? Se perdre dans les rues pittoresques du vieil Annecy, les yeux face au meilleur de l’animation internationale et les pieds dans l’eau accueillante du lac. Là-bas, face aux belles montagnes des Alpes, on se prend à rêver à monde plus doux.

Rêverie d’un monde d’avant

La semaine que nous passons tous les ans au Festival d’animation internationale d’Annecy et à son marché du film (le MIFA) est à chaque fois un moment de bonheur qui peut sauver une année entière de sa morosité. On pourrait croire à l’exagération, mais il n’en est rien. L’auteur de ces lignes peut vous dire, par exemple, que lors des deux dernières éditions, il était passé à l’hôpital pour dépistages de cancer quelques jours avant de partir pour le festival. C’est pas le truc le plus fun du monde, mais savoir que l’on pourra ensuite profiter d’Annecy met du baume au cœur.

Parce que le festival n’est pas que la sélection officielle, ses industries croisées, ses projections exceptionnelles ; il est surtout pour nous un grand moment de convivialité. Où l’on croise des ami.e.s proches, chez les collègues de la presse, dans les boîtes de prod et de distrib, mais aussi dans les équipes du festival et chez les bénévoles. Ce sont des soirées endiablées, des rencontres magiques et des histoires que l’on se plaît à raconter ensuite de retour à Paris, des étoiles plein les yeux.

Évidemment, la pandémie internationale n’aura pas épargné notre doudou ; depuis le 7 avril, nous savons qu’il n’y aura pas de lac, de glaces et de bières pour nous cette fois-ci. Parce que si des emplois sont mis en danger ici, ils ne vaudront jamais autant que la vie des personnes ; une décision sage et juste.

Le festival en ligne, la meilleure des solutions ?

Mais Annecy n’avait pas dit là son dernier mot ; après tout, la plate-forme numérique du festival est très au point depuis pas mal d’années déjà. Pourquoi ne pas en profiter pour ouvrir les portes à tous et offrir les nombreux films disponibles à un public plus large ? Nous apprenons alors que le Annecy Festival 2020 se tiendra en ligne ! Et pour 15 euros, tout le monde peut demander une accréditation.

À vous les films en compétition, la sélection Contrechamp, les WIP, mais aussi tous les courts métrages étudiants et professionnels…

À une nuance près. Et qui mérite d’être mentionnée. Une grande partie de la sélection officielle n’est au final pas accessible aux accrédités… En lieu et place des longs-métrages les plus attendus se trouvent sur la plate-forme des trailers, des making-of, mais pas le produit fini. Un article dans Libération commente cette situation et fait état d’un véritable casse-tête doublé d’un bras de fer entre le festival, désireux de proposer un max de contenu, et les ayants droits, craignant du piratage.

La communication du festival a été, sur ce point, tout sauf parfaite ; on en veut pour preuve de nombreux déçus qui se sont exprimés sur les réseaux sociaux après avoir pris leur accréditation et découvert qu’une partie de la sélection ne leur sera pas accessible. Et la presse, si vous vous posiez la question, est logée à la même enseigne.

C’est d’autant plus dommage que ce qui fait le charme d’Annecy en temps normal, c’est bel et bien son accessibilité. On peut certes se payer une accréditation MIFA, mais il est également possible pour les citadins lambda de venir prendre des places à l’unité pour de nombreuses séances. On peut faire la queue quand on n’a pas réussi à réserver une place pour un événement, et bien sûr il ne faut pas oublier les nombreuses projections en plein air entièrement gratuites.

Sur ce point donc, même si la situation reste aisément compréhensible, il y a de quoi être déçu. Ce n’est pas parce qu’on adore le festival qu’on ne va pas oser dire quand quelque chose ne va pas, bien au contraire.

Redonner son rôle phare au court-métrage

Pour autant, nous sommes tentés de voir cela comme un mal pour un bien. Car le véritable art qui fait d’Annecy sa richesse toute particulière, ce sont les courts-métrages ; et eux sont tous accessibles sur la plateforme.

Durant de nombreuses années, le Cristal du meilleur court-métrage a été le dernier prix remis à la fin du festival, pour signifier son importance. Nous l’avions d’ailleurs mentionné dans le podcast de l’an dernier ; en terme d’économie, c’est certainement là où le cinéma d’animation peut s’épanouir et briller le plus intensément. Et si nous avons beaucoup parlé des gros courts métrages les années précédentes (les Disney, Dreamworks, etc.), nous aimerions en profiter pour changer la donne.

C’est pourquoi cette année notre couverture du festival sera différente de celles des autres années. Au fur et à mesure des deux semaines qui viennent, nous allons vous proposer des articles sur :

  • Le meilleur des courts-métrages
  • Le meilleur des courts-métrages étudiants
  • Le meilleur de la sélection jeunesse

Mais également :

  • Des articles sur les longs qui nous auront le plus marqué
  • Des comptes-rendus sur le meilleur des WIP disponibles
  • Et « plein de bonnes choses », comme le dirait le narrateur des Super Nanas !

Nous avons hâte de partager avec vous comme tous les ans notre amour pour l’animation et ce festival. La bise virtuelle.

Le rédacteur en chef de Cinématraque.

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