To Live To Sing : petit film, petite critique [Quinzaine des réalisateurs]

To live to sing Cannes 2019

Connu pour son film Old Stone, qui se penchait sur la descente en enfer d’un chauffeur de taxi dans les méandres de l’administration, Johnny Ma revient aujourd’hui pour une première sur la croisette avec To Live To Sing. Une nouvelle fois, le cinéaste canadien va chercher à montrer la capacité de nuisance de l’administration de son pays natal : la chine. En lieu et place d’un chauffeur de taxi, il choisit une troupe de théâtre, dont la gérante se bat contre la prochaine destruction de sa salle de spectacle. Ce sentiment d’avoir vu ce genre de petit film indépendant sympathique dans d’autres festivals, comme un écho de La Roche-Sur-Yon, provient évidemment du changement d’équipe qui s’est opéré cette année à la Quinzaine des réalisateurs. Et avec elle l’impression de voir migrer la Vendée sur les plages de la méditerranée. D’ailleurs le temps qui nous accompagne depuis le début du festival nous rappelle nos vacances au bord de l’atlantique. Paolo Moretti et son équipe aiment ces films assez inoffensifs, plein de bons sentiments où les petits se battent contre les géants, les monstres. À ce propos, To Live To Sing est significatif. C’est un récit qui tente de concilier les traditions et la marche forcée vers une Chine moderne et capitaliste. Un thème connu et rebattu et bien mieux autant par des pointures comme Jia Zhang Ke que par le jeune cinéma chinois comme celui de Bi Gan. To Live To Sing est charmant, plein de couleurs, mais l’ensemble est assez vain.

To Live To Sing de Johnny Ma, avec Zhao Li, Dan Dan et Lao Wu

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