Étrange Festival 2018 : Nos attentes (3/3)

Étrange Festival 2018 Cinématraque

On a un peu délaissé l’Étrange Festival ces dernières années et c’est bien dommage. On a décidé de ne pas louper le coche aujourd’hui en envoyant deux de nos fidèles rédacteurs, Captain Jim et Gaël. La veille du début des festivités, ils nous livrent leurs attentes.

  • I am Sono Sion de Sono Sion (Japon)

Étrange Festival 2018

Les sélectionneurs savent que quand bien même ils ne peuvent pas diffuser les dix derniers longs métrages de l’année de Sono Sion, il leur est impossible de lancer l’Étrange Festival sans avoir un Sono Sion. Les fans du Sensei considèrent depuis longtemps le Forum des Images comme la seconde maison du cinéaste. Sa présence et les liens qu’il a tissés avec le public de l’Étrange sont tels qu’il lui arrive de recruter ses assistants parmi le public du festival. Sans œuvre inédite de Sion Sono, on a tout de même le premier film de l’artiste. Son premier long sera également présenté, histoire de se mettre bien.

  • Liverleaf d’Eisuke Naito (Japon)

Basé sur le manga sanglant, « Miso Misou » de Rensuke Oshikiri, Liverleaf promet d’être un film catharsique pour ceux et celles qui ont vécu le harcèlement scolaire. On ne va pas tourner autour du pot, mais bon la gamine Haruka à force de maltraitance et d’avoir vu ses parents périr dans un incendie va décider de se venger de toutes les bassesses de ses camarades. Eisuke Naito n’est pas très connu dans nos contrées, mais paraît-il que Liverleaf pourrait nous rappeler la première projection parisienne de Battle Royale. On ne s’en est toujours pas remis.

  • S He de Zhou Shengwei (Chine)

Étrange Festival 2018

À Cinématraque, on aime, on adore l’animation à tel point que certains ne se limitent plus à couvrir le festival d’Annecy, mais bossent carrément dans le domaine. Du coup, on n’allait pas laisser de côté S He de Zhou Shengwei qui semble habité par un léger grain de folie voyez vous-même : Dans un monde dominé par les chaussures masculines, les talons hauts féminins ont interdiction de travailler. Les shoes nouvellement nées sont destinées à être transformées en mâles afin de pouvoir taffer dans une usine. Remarqué pour ses courts métrages (Metamorphosis, A Simple Breakfast, Forest dreaming) Zhou Shengwei a mis six ans pour terminer S He. Ce dessin animé est composé de plus de 58 000 photos et de 250 personnages. Au vu du sujet, on se doute qu’il s’agit d’un film indépendant qui a dû hérisser les moustaches de l’administration étatique chinoise. On a hâte de découvrir cette curiosité.

  • The Man with the Magic Box de Bodo Kox (Pologne)

Dimanche 16 septembre, ça sera la soirée de clôture de ce chouette festival et il va se terminer, on le souhaite, en beauté avec The Man With The Magic Box du cinéaste polonais Bodo Kox (c’est un pseudo cherchez pas). L’histoire promet beaucoup de love. Pour un long métrage d’anticipation, ça fait beaucoup de bien. La bande-annonce donne, elle, très envie tant la direction artistique réussit à ne pas tomber dans le cliché de Blade Runner et autre Total Recall. Si l’on note ces influences elles y semblent discrètes et nous rappellent même un film un peu perdu de vue qui avait été montrée à l’Étrange à l’époque : Avalon de Mamoru Oshii, film que le grand maitre japonais avait tourné… En Pologne.

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