Top 5 des scènes pornos dans les films gores

La première fois que l’on fait l’expérience de la fiction pornographique, c’est bien souvent à l’adolescence. C‘est aussi – comme par hasard – à cette période que l’on se passionne pour le gore. La transgression des films interdit aux moins de 16-18 ans que l’on peut facile trouver au vidéo-club, où dans la vidéothèque des adultes. L’analogie ne se limite pas à la jouissance provoqué par l’interdit, mais aussi à la chair qu’il s’agit de pénétrer et aux fluides qui s’agit de filmer. L’attraction/répulsion de la fiction horrifique répond celle de la représentation de l’acte sexuel comme performance technique. L’excès qui les définit en fait forcement des œuvres sulfureuses, cibles des forces les plus réactionnaires. Alors quand ces deux genres se rejoignent, souvent les images restent à jamais dans nos têtes. Cinq exemples d’horreur pornographique :

The Thing de John Carpenter (1982)

Remake d’un film d’Howard Hawks, mentor de John Carpenter, The Thing fut un échec à sa sortie. Les spectateurs étaient lassés de voir l’alien comme un ennemi. C’était le dégel, après tout. Evidemment ce fut le très émouvant E.T. l’Extraterrestre la grande star du Box Office. Le virus de The Thing va pourtant se transmettre, bien avant The Ring, grâce aux VHS. Classique aujourd’hui, c’est l’un des tous premiers films à faire allusion au SIDA. Pouvait on faire plus épouvantable qu’une maladie sans remède sexuellement transmissible ? Evidemment, dans The Thing les pénétrations sont nombreuses et les fluides transmettent le virus. L’image la plus marquante? Norris dont la poitrine se transforme en vagin denté et le double fist fucking fatal qui en découle.  

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Alien : Le Huitième passager de Ridley Scott (1978)

Adulte nous sommes évidemment conscient du caractère sexuel des créatures de HR Giger et de la façon dont Ridley Scott a pu les mettre en scène. Mais à la sortie de l’enfance, beaucoup de mes camarades vivaient dans le déni. Lorsque le film fut diffusé à la télévision, j’avais la réputation d’un détraqué. Il était pourtant évident que toute cette histoire tournait autour d’une bite géante cherchant à pénétrer, par la force s’il le fallait, une minette en petite culotte. Le phallus totalement bisexuel aura avant cela trempé son biscuit un peu partout, hommes, femmes et même robot : tout y passe. Bref, une véritable orgie gore.

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Re-Animator de Brian Yuzna (1985)

Le gore ne cherche pas forcement à accoler au sexe l’idée de la peur, le plus bel exemple étant la filmographie de Brian Yuzna. Qui mieux que Yuzna sait lier jouissance sexuelle, comme victoire sur la mort, et jaillissement gore ? On lui doit, faut il le rappeler, la création de la plus jolie zombie de l’histoire du cinéma : Melinda Clarke. Mais s’il faut ne retenir qu’une séquence porno-gore dans sa filmographie, c’est sûrement le fameux cunnilingus de Re-Animator. On y voit en effet Barbara Crampton nue sur une table d’opération subir les assauts d’une tête arrachée tenue par un médecin zombie. Mordant et totalement surréaliste !

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Le Festin Nu de David Cronenberg (1991)

Il y a un certain rituel, lorsqu’on est ado, face à la transgression du porno et de l’horreur. L’un d’eux est d’organiser des soirées à thèmes. Mais lorsque lors d’une soirée gore on découvre Le Festin Nu, on se demande si il n’y a pas une entorse à la thématique. Comportant peu de séquences véritablement gores, ce film a bien sa place dans ce top. Il faut dire que David Cronenberg inscrit certaines de ses séquences dans une débauche purement pornographique.Le cinéaste a toujours été intrigué par la sexualité, et en adaptant le roman de William Burroughs, il s’est franchement fait plaisir. Les séquences les plus olé olé se concentrent sur une créature punkoïde, le Mungwump. Coiffée d’une crête composée d’autant de phallus devenant dans les mains des protagonistes autant de source de jouissance.

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Extra Terrestrian : Die Ausserirdische (1996)

Terminons ce top, par le plus improbable et le plus Mad : La parodie pornographique du film de Steven Spielberg. Il a fallut que je tombe, ado, sur une photo prise du film et publié dans un vieux Mad Movies pour que je sois marqué à vie. Aujourd’hui, on trouve le film assez facilement sur l’Internet, mais, allez savoir pourquoi, je préfère ne jamais visionner une seule image du film. Les retours critiques sont, de toute façon, anecdotiques. En pornographie on a déjà fait mieux. Il existe deux autres films pornographiques reprenant le récit ou le personnage d’E.T. Une source, donc, inépuisable. 

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Après un parcours scolaire chaotique et pas mal de soirées vidéo bis, je me réfugie à l’université pour y faire grève et bouffer du film. Je m’y passionne pour la critique et l’écriture de scénario. Depuis, je m’efforce de trouver du boulot là où il est question de ciné. Après La Cinémathèque Française et UniversCiné et des collaborations aux Fiches du Cinéma et Culturopoing, je pris goût à l’ivresse du pouvoir, en 2012, en co-fondant Cinématraque. Je collabore également à La 7e Obsession.

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