Maggie, Virgin Zombie

Nos notes

Un bon film avec Arnold Schwarzenegger. La phrase peut surprendre mais c’est néanmoins la première chose qui nous traverse l’esprit en sortant de Maggie.

La Maggie en question (Abigail Breslin) est la fille de Wade (Schwarzy), mordue par un zombie et en train d’en devenir un elle-même, selon l’immuable logique des films de morts-vivants. On pensait le sujet vu, revu et épuisé  – si tant est que le mot « épuisé » existe encore à Hollywood – et un inconnu (c’est le premier film du réalisateur, Henry Hobson) débarque avec cette pépite sur un père qui soutient sa fille « mourante » jusqu’au bout.

Légèrement Sofia-Coppolien dans sa façon de filmer l’adolescente infectée et ses derniers moments en tant qu’humaine, Hobson pose sa caméra sur ses personnages de la même manière dont Wade regarde sa fille zombie, avec une infinie douceur. Telle une malade en phase terminale, Maggie profite de ses derniers instants : ces petits moments que l’on croit insignifiants (essayer de nouvelles lunettes, rire d’un plat trop cuit, embrasser un garçon) mais qui se révèlent, lorsque l’on se sait condamné ou juste lorsqu’on sait s’y attarder, les plus importants.

Ce n’est ni un film à suspense, ni un film à surprises : vous ne vous crisperez pas sur votre siège, terrorisé(e) par l’apparition d’un monstre qui en veut à vos entrailles. La force de Maggie est dans l’effleurement, l’émotion, voire même la poésie, soit le contrepied exact du genre horrifique habituel du « film de zombies ».  En fait, c’est plutôt un film qui se termine exactement comme on se l’imagine, mais qui implique suffisamment le spectateur pour qu’il soit une victime consentante et refuse d’échanger sa place.

En fermier perdu dans un no man’s land typique de l’Amérique « profonde », prêt à tout pour sa fille, Schwarzenegger excelle, à mille lieues de sa filmographie habituelle. Pas de répliques qui tuent – peu de répliques, en fait – pas d’artillerie lourde, pas de cabotinage. On avait oublié qu’il était un vrai bon acteur, on avait tort et on est content d’avoir tort. Pose ton gun (« boom boom bang bad boy pose ton gun… ») et fais-nous pleurer plus souvent, Arnold.

Maggie, réalisé par Henry Hobson. Avec Arnold Schwarzenegger, Abigail Breslin…1h35. En salles

Verdict ?

Fière représentante de Cinématraque à Montréal.

Je vous ai déjà parlé de Ryan Gosling ?

1 Comment

  • Répondre juin 17, 2015

    filmze

    sérieusement ne vous fiez pas à la note, ce film est très bon et meme un des meilleur rôle de mister muscle mais si vous allez pour voir un film de zomby à dézinguer oublier tout de suite mais rien ne sert de noter un film si bas quand on a pas compris ce que l’on va voir à bon entendeur salut

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