On s’est tapé Miss France (l’émission, hein)

Tatalatata ta. La musique de Miss France, c’est un peu comme la musique de Fort Boyard, c’est nul.

Devant un public botoxico, Foucault arrive en mode beau-gosse noeud-pap smoking noir, soucieux d’enfin réussir à pécho miss Alsace comme dans ses rêves les plus fous.

« Elles ont répété depuis plusieurs semaines afin d’être au top ce soir pour vous », nous explique Jean-Pierre Smoking. Et le fait est qu’elles sont en effet au top ! Elles bougent pas, marchent, font demi-tour et re-bougent pas. Fortiche.

Tatalatata ta. C’est la pub. Perso, me décidé-je seul dans mon lit avec mon paquet de chips comme empli d’une mission quasi-divine, je vote Miss Côte-d’Azur, parce que sa poitrine proéminente cache des lettres sur son écharpe, et que du coup ça donne une part de mystère. Reprise, deuxième tableau « elles ont répété pendant des mois pour se mettre en maillot de bain devant vous ».

Résultat, elles sont en effet en maillot de bain, et font des hommages aux films d’action dixit Beau-Gosse Foucault, le numéro commençant en effet sur la musique de La Septième Compagnie, qui est certainement le film d’action le plus bourrin du siècle. Choré assez punchy : elles bougent pas, marchent, font demi-tour et re-bougent pas.

Il n’en restera bientôt plus que cinq, après que Patrick Bruel et ses potes décident de qui n’a pas sa place en finale. Par chauvinisme, j’espère que Miss Normandie ne va pas se faire éjecter (surtout que cette année, je trouve qu’elle bouge pas, marche, fait demi-tour et re-bouge pas au moins aussi bien que les autres), mais la Normandie et les Miss, c’est un peu comme la France et l’Eurovision, il y a une coalition contre elles qui fait qu’elles terminent toujours dernières. Mais on nous ment, les enjeux sont bien plus grands, comme je vous l’expliquerai bientôt dans une vidéo Youtube actuellement en montage.

Reste comme prévu après élagage les habituelles miss (Tahiti, Côte d’Azur etc.), mais bizarrement pas Miss Corse, qui est cette fois virée, Bruel montrant ainsi qu’il a des couilles (ou bien qu’il ne tient pas à sa maison).

Les cinq finalistes remportent un abonnement à Télé Magazine, apprend-on, un véritable coup dans le dos de Télérama, qui perd pour sûr cinq de ses fidèles abonnés.

On voit ensuite, pendant que l’on est sensés voter à quelques euros le texto (alors que si on est un bon français on est déjà endettés jusqu’au cou à cause du Téléthon), des images des miss dans leur « séminaire de répétition » sur une plage, en train de nager avec des dauphins. Il faut savoir que 94% des dauphins ont déjà nagé avec une miss.

Il est 23h, et l’émission n’est pas du tout finie, l’huissier étant toujours avec son petit stylo à compter les textos-votes. Alors Patrick Bruel chante Place des Grands Hommes, comme il le fait à chaque fois que la télé accuse un temps mort. C’est un peu l’économiseur d’écran de TF1, Bruel qui chante Place des Grands Hommes.

L’huissier arrive, Miss Pas-de-Calais gagne, pleure, se fait mettre une couronne sur la tête sans rechigner, remporte quelques milliers de followers sur Twitter et devient, d’un coup d’un seul, une demoiselle à l’aune d’une année des plus mémorables, faite de fêtes à la saucisse, d’inaugurations de supermarchés et d’interviews sur Rire et Chansons. La belle vie, quoi.


(Dzibz n’étant pas mon vrai prénom)
Red’chef ici, extrêmement sévère avec les autres, mais pas du tout avec moi, hashtag YOLO.

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