Une fangirl sur la Croisette

Qui n’a pas été fanboy ou fangirl à ses heures adolescentes ? Ben pas moi.

J’avais pas de Skyblog. Cette lacune dans mon éducation devait être comblée. Alors, je suis allée à Cannes, histoire de prendre des photos et quêter quelqu

es autographes à revendre sur Ebay (oui, j’étais encore à découvert). Par conséquent, j’ai décidé de venger tous les lecteurs de Fan2 de leur frustration. OUI, j’allais voir des stars, des vraies, et pas seulement sur papier glacé. Mais sans quelques erreurs de parcours, ce serait pas drôle.

Target n°1 :

Nicole Kidman. Depuis Eyes Wide Shut, j’ai toujours voulu porter des petites lunettes rondes (non, pas celles de John Lennon) qui en disent long sur la lubricité de ladite personne. Quelle ne fut pas ma surprise quand je vis que Nicole, la belle, l’intouchable, la grâce incarnée, est recouverte d’une fine couche de botox et de cosmétiques coûteux. Non, vous ne rêvez pas, Nicole ne sourit pas, sa bouche est impassible. Sa dernière injection ne lui permet plus de changer d’expression faciale. Grande déception et moult crises de larmes s’ensuivirent. Mais passons.

Target n°2 :

David Cronenberg ou le plus gros epic fail de mon séjour cannois. Il était là, à 50 cm de moi. Je m’avance, palpitante, tremblante de lui déclarer toute mon admiration quand tout à coup, je l’interpelle et là, les seules paroles qui me viennent tout en lui tendant un carnet de notes sont : « just a word, please ». Lapidaire en somme. Toutes ces heures devant des séries américaines m’auront au moins appris les basiques de la langue. J’ai même pas pris de photo, faute de batterie. Pardon David, I screwed up. Mais promis, la prochaine fois, je te déclamerai un vers ou deux de Yeats. Ou pas.

Target n°3 et sujet du pur hasard :

Garrett Hedlund. Remettons les choses dans leur contexte, le matin même, j’avais vu On the road de Walter Salles. Autant dire que mon taux hormonal avait atteint un pic historique après avoir vu ce jeune canasson faire des galipettes pendant 2 heures d’affilée (oui, c’est un sportif ou bien son rôle nécessitait un coaching intensif à base de films érotiques de série Z). Là, j’ai pas balbutié, mieux que ça : j’ai bavé. Pardonnez moi mais là, après avoir touché ce dos que j’imaginais tout transpirant (on ne juge pas : celles qui ont vu On the road me comprendront), je ne pouvais m’en empêcher. Autre échec : cette fois, il y avait une photo en bonne et due forme mais l’appareil a été égaré (Dieu a sans doute voulu punir d’un excès de vice, sinon, je ne vois pas pourquoi affliger une telle sanction). Mais la cerise sur le gâteau, c’était quand même Viggo Mortensen sorti du « photo call » traditionnel qui est apparu à l’instant précis où mon amie Maeva et moi-même nous remettions de ce choc sensuel. Et là, la poisse a voulu que ma chère amie soit encore plus hystérique que moi à la vue d’Aragorn : un cri entre le gémissement et la surprise. Honte suprême. Au moins, il aura ri de notre niaiserie de fangirls. Scoop ultime : il fume des roulées, comme quoi, tu peux être riche et roots.

Ca y est, je peux mourir. De honte.

11 thoughts on “Une fangirl sur la Croisette

  1. « Il y a quelque chose de magique dans le fait de fumer des roulées… Tu es ainsi l’artisan de ton cancer, »

    Mon vieux briscard des années folles, si tu savais à quel point j’ai le même foutu sentiment hyperbolique.
    C’est vraiment beau tout ça.

  2. Tu me donne envie de raconter la fois où j’ai dragué Zhang Ziyi et parlé chichon avec Gaspard Noé, ma montée des marches avec Jean-Luc Godard et comment j’ai remercié Michael Haneke de m’avoir écrabouillé un pied.

  3. Ma foi, en grattant bien….on peut apercevoir les vestiges d’une beauté passée rongée par les vicissitudes du temps et de la vie.. Non, j’déconne.

  4. Pour Nicole Kidman, je suis déçu aussi pour le coup…T’aurais pas entre-aperçu une star féminine mieux en vrai qu’au ciné histoire de me remonter le moral?

  5. Il y a quelque chose de magique dans le fait de fumer des roulées… Tu es ainsi l’artisan de ton cancer, si cancer il y a. En fait, c’est comme le chat de Schrödinger. Là, ça serait le cancer de Mortensen, en l’honneur de Viggo… « La mort n’est qu’une porte, le temps n’est qu’une fenêtre, je reviendrai ! » *overdose*

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